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Le Kobudo


L'interdiction des armes dans l'archipel d'Okinawa n'eu pas pour seule conséquence le développement et l'évolution des techniques de combat à mains nues. Toute chose interdite génère un intérêt accru. Les habitants d'Okinawa consacrèrent donc une énergie toute particulière à transformer des outils de la vie quotidienne (qu'on ne pouvait interdire) en arme redoutable. Si un pareil phénomène s'est produit dans d'autres endroits du monde il a rarement entraîné la constitution d'un ensemble aussi abouti, cohérent et sensei_Baudrycodifié. Il est vrai que l'invasion japonaise amena la noblesse locale, exclue du pouvoir, à se tourner elle aussi vers ces armes de "remplacement". Le rôle joué par ces "professionnels" du combat dans la codification de cet art fut sans doute important, mais il reste aujourd'hui source de débat entre défenseur de son origine populaire et tenant d'une vision plus aristocratique affirmant que seuls des hommes de guerre ont eut le temps et les compétences pour parfaire un système aussi complet.

Le lien entre kobudo et karaté est très fort. La codification du karaté et celle du kobudo sont contemporaines et respectent une logique similaire, plus facile à appréhender lorsque l'on pratique les deux. Le kobudo permet de s'immerger dans la culture qui a imaginé le Karaté des origines, de travailler des notions de déplacement, de distance et de précision qui rendent les progrès plus faciles à main nue. Il constitue un fantastique moyen d'éveil psychomoteur en habituant le pratiquant à travailler simultanément ses deux mains de façon indépendante mais synchronisée (raison pour laquelle il est souvent enseigné aux enfants japonais). Le travail des armes se fait uniquement sous forme de katas et de kihons (leur dangerosité empêchant de pratiquer le combat libre) qui permettent de réaborder les fondamentaux du karaté sous un angle différent, parfois avec plus de calme et de précision. Le maniement d'une arme blanche pourrait sembler de nos jours anachronique (en dehors de professions de sécurité particuliére...), il reste pourtant essentiel non pas comme un objectif en soi, mais comme un moyen pour pousser le pratiquant à plus de rigueur et de concentration dans son travail.


Les principales armes du kobudo sont :

Le Bo:  Arme majeure du Kobudo c'est la première que l'on apprend. Il s'agit d'un bâton d'une longueur d'1.80 métre plus large en son centre qu'à ses extrémités.

Le nunchaku:  Fléau composé de deux morceaux de bois dur d'une 30ène de cetimétres reliés par une courte corde. À l'origine destiné à battre le grain il à été rendu célébre en occident par les films Hong-kongais des année 70...

Les tonfas: Autres instruments d'origine agraire, il s'agissait d'une manivelle primitive destinée à faire tourner les meules à céréales. Axe de bois de 50 centimètres sur laquelle est fixée une poignée (implantée dans le 1er tiers) terminée par une tête. Son efficacité a poussé de nombreuses polices dans le monde à le choisir comme remplaçant de la matraque. En kobudo il s'emploie en paire.

Les sais:  Long poignard à trois branches (tige centrale, et 2 extrémités recourbées de la garde) il s'agit probablement d'un trident de pêche dont on a retiré le manche. Il s'emploie par paire.


Article autorisé du site: http://www.aikibudo.com

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